5e

CHOSE

Chose doit absolument être associé à RIEN, en dernière position dans la même liste et à RÉEL (sous VRAI). Selon le niveau de la classe on pourra soit 1. Se permettre un prélude étymologique, soit 2. Commencer par des questions qui amèneront un modeste déballage. 1.Ecrire au tableau et expliquer les mots latins CAUSA qui signifiait “procès, affaire, arguments échangés”) et a donné en français chose, (mot populaire) et cause (mot savant) - NIHIL qui signifiait “rien” (d’où en français nihiliste, annihiler) - RES/REM qui signifiait “chose” (sur le radical duquel a été construit realis, d’ou réel, réalité, réaliser) et qui a donné rien (populaire) par suite d’une multitude d’emplois en phrases négatives. Le même accident est arrivé en français à PERSONNE et rien a conservé quelques emplois positifs : un rien c’est déjà quelque chose… 2. Untel, est-ce que tu es une chose ? Non je suis une personne, je suis quelqu’un. – Et ton chat ? – Ce n’est pas une chose, c’est un animal mais ce n’est pas quelqu’un, pas une personne. Une chose, c’est quelque chose de réel, ce n’est pas rien. Elle peut être “concrète” (manger quelque chose/ ne rien manger) ou abstraite (penser à quelque chose/ ne penser à rien) – Vois-tu quelque chose ? Je ne vois rien – Vois-tu quelqu’un ? Je ne vois personne). Le rapport entre une belle chose et quelque chose de beau peut servir de modèle pour des manipulations de phrases. On jouera du rapport entre rien et néant et on pourra construire des phrases avec anéantir, anihiler, réaliser. Idées pour le texte de réemploi des mots étudiés : un affamé trouve le réfrigérateur vide – On relève une ruine. De presque rien on fait quelque chose, c’est une belle réalisation (cf le sketch de R. Devos intitulé Parler pour ne rien dire).

 

 

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