TRAVAIL

CM1

 

TRAVAILLER et TRAVAIL (pluriel TRAVAUX)

 

Le verbe TRAVAILLER a diverses constructions qui peuvent servir de base à cette leçon :

 

1. Travailler intransitif. Les sujet A (André) travaille, ce qui peut s’entendre de deux manières :

 

  • Dans le cours de sa vie, il exerce un MÉTIER qui est sa PROFESSION. Il n’est pas au CHOMAGE, ni en GRÈVE. Il est en ACTIVITÉ, pas à la RETRAITE. Il cherche du travail. Il finit par trouver du travail ou, peut-être seulement des petits BOULOTS. Oui, en ce moment, il a du travail, les affaires marchent, il travaille.

  • Il commence sa journée de travail;  Au travail ! syn. familier Au bulot! Il en a du travail ! beaucoup, trop de travail. Il se met au travail, se plonge dans son travail, ne le dérangez pas, il est en plein travail. Ce n’est pas un PARESSEUX, un FAINÉANT (celui qui « fait néant ») qui voudrait rester à ne rien faire ! Il ne recule pas devant l’EFFORT et la PERSÉVÉRANCE que demande le travail. Si son travail est PÉNIBLE, on pourra dire que c’est une rude BESOGNE. Mais il a du cœur à l’OUVRAGE. Pendant ses heures de travail, il s‘accordera parfois un moment de DÉTENTE (la pause café !) et après le travail, il aura quelques LOISIRS et il pourra se REPOSER en attendant ses VACANCES.

2. Travailler pour + inf. Pour quoi, dans quel but travaille-t-on ? Pour obtenir un RÉSULTAT auquel on attache de l’importance. Travailler, c’est avoir une ACTIVITÉ UTILE, par opposition à JOUER, activité qui n’a d’autre but que le PLAISIR. Quand on aime son travail, on y prend aussi du plaisir, mais c’est en supplément de l’UTILITÉ. En général, A (André) travaille pour gagner sa vie, autrement dit pour gagner assez d’ARGENT pour vivre. Comme dit le proverbe « tout travail mérite SALAIRE ». Il y a une sorte d’équivalence entre le travail et l’argent qui nécessite certaines règlementations, d’où un code du travail, une loi-travail, pour le cas où A participe, à tel ou tel échelon de la hiérarchie, à un projet collectif, sous la direction d’un PATRON qui l’EMBAUCHE , avec un CONTRAT de travail et qui peut, à certaines conditions le LICENCIER. On peut aussi travailler, en INDÉPENDANT comme un ARTISAN ou un COMMERÇANT, PAYÉ par ses CLIENTS, ou travailler avec passion pour un PROJET personnel : fonder une ENTREPRISE, réaliser son ŒUVRE, un CHEF D’ŒUVRE ! Et un écolier, pour quoi travaille-t-il ?  pour devenir capable de savoir, de comprendre des choses fondamentales, et pour « apprendre à apprendre » ce qu’il devra découvrir par lui-même, afin d’être plus tard un PROFESSIONNEL COMPÉTENT. Un travail qui prépare à accomplir un autre travail, un APPRENTISSAGE, c’est comparable à l’ENTRAINEMENT d’un sportif.

 

3. Travailler + COD : Le menuisier travaille le bois. Il TRANSFORME ce MATÉRIAU, c’est un travail à la fois MANUEL et TECHNIQUE. L’apprenti pianiste travaille ses gammes, c’est un travail à la fois ARTISTIQUE, manuel et technique, le candidat au bac S travaille les équations du second degré, c’est un travail INTELLECTUEL. Le ministre travaille ses dossiers, c’est un travail à la fois intellectuel et POLITIQUE.

 

4. Travailler à + COI : Les INGENIEURS et les OUVRIERS des TRAVAUX PUBLICS travaillent à la construction d’un viaduc qui sera un OUVRAGE d’art . A (Amélie) travaille à une tapisserie qui est un ouvrage de dame. Le compositeur travaille à sa symphonie, le romancier à son roman. Tous ces TRAVAUX sont en cours de RÉALISATION Espérons que ce ne sera pas du travail BÂCLÉ, qu’il n’y aura pas de MALFAÇONS et qu’on pourra s’exclamer : C’est du bel ouvrage, du bon travail ! quel beau travail !

 

Note : S’il reste un peu de temps on pourra se demander comment il se fait qu’on puisse dire que le bois travaille et que l’idée d’écrire un roman travaille André.

 

 

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