CHEVAL

CE1

fiche remaniée le 12 10 2019

CHEVAL

Une leçon bien particulière

Pourquoi une leçon autour du nom CHEVAL alors que nous sommes passés de la civilisation du cheval à la civilisation du moteur ? sa fréquence n’est due qu’à sa récurrence dans les romans du XIXe siècle. Les courses HIPPIQUES, les centres ÉQUESTRES où on pratique l’ÉQUITATION ont un vocabulaire technique qu’on ne peut pas qualifier d’ "usuel". On enseignera toutefois les éléments hipp- (grec)- et équ- (latin) qui servent à donner des dérivés savants au nom cheval.

 

Par contre, la civilisation du cheval a légué à la civilisation du moteur bon nombre de locutions figurées encore tout à fait usuelles : une table en fer à cheval - monter sur ses grands chevaux - un cheval de bataille - mettre le pied à l’étrier - prendre le mors aux dents- tenir en bride - les rênes du gouvernement - ruer dans les brancards - s’atteler à un travail - un drôle d’attelage - donner un coup de collier - enfourcher son dada, éperonner (liste non exhaustive). Le principal intérêt linguistique (et non zoologique) de cette leçon est de donner à vos élèves les connaissances qui leur permettront de les interpréter plus tard.

 

Ils auront sans doute vu des CHEVAUX (attention au pluriel) GALOPER au moins sur l’écran de leur télévision, mais ils ne savent à peu près rien du vocabulaire ci-dessus. Le "grand déballage" risque d’être très petit, et c’est l’enseignant, pour cette fois, qui devra déballer son savoir. Il saura rendre passionnante une leçon de caractère historique.

 

Des enfants de sept ans ont passé l’âge d’appeler un cheval DADA comme les bébés. Ils sont assez grands pour savoir que jadis, des militaires assez riches pour s’acheter un cheval, les CHEVALIERS, MONTAIENT (attention à l’emploi transitif du verbe monter) de grands chevaux appelés DESTRIERS pour faire la guerre, et les lançaient dans des batailles qui étaient des charges de CAVALERIE. C’étaient de bons CAVALIERS. Un cavalier ENFOURCHE sa MONTURE, en s’aidant des ÉTRIERS qui pendent à la SELLE. Son cheval, "la plus noble conquête de l’homme" n’a pas, comme les autres animaux une gueule et des pattes. Non ! le cheval a une bouche et des jambes, terminés par des SABOTS que le MARÉCHAL FERRANT renforce avec un FER À CHEVAL. Pour le diriger, le cavalier place dans sa bouche un MORS muni de deux RÊNES qui lui permettent de le faire aller à droite ou à gauche ou de l’arrêter. Ses bottes sont munies d’ÉPERONS, avec lesquels il pique le flanc du cheval pour le faire avancer plus vite. On utilisait aussi des chevaux de TRAIT pour tracter des véhicules munis de BRANCARDS auxquels on les ATTELAIT. Ils portaient un grand COLLIER bien rembourré qui leur permettant de tirer de lourdes charges sans s’étranger avec une simple sangle. Un CHARRETIER pouvait marcher à côté de la voiture en tenant le cheval par la BRIDE. Un ATTELAGE de plusieurs chevaux était dirigé par un COCHER … Imaginez les dégâts quand in prenait fantaisie au cheval de RUER dans les brancards ! Pour tout cela, il sera très utile de s’aider d’images.

 

Vu l’âge des élèves de CE1, on ne pourra guère passer du sens propre au sens figuré. Mais si le sens propre est bien acquis le sens figuré, plus tard, sera compris sans problème.

 

 

 

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